Qu’est-ce qu’une conversation enregistrée?

Une conversation enregistrée est une forme de narration radiophonique subdivisée en une interview en direct et en des enregistrements de voix et de sons. L’animateur interviewe un journaliste et, pour répondre aux questions de l’animateur, le journaliste utilise des extraits audios pour raconter l’histoire.

En quoi les conversations enregistrées peuvent-elles m’aider à mieux servir mes auditeurs?

  • Les conversations enregistrées sont des discussions entre l’animateur de votre émission et un journaliste. Les auditeurs les estiment souvent plus faciles à écouter que les reportages ou les documentaires. Elles sont moins formelles et emploient un langage conversationnel, mais elles respectent toutes les règles journalistiques de précision, d’impartialité et d’équilibre (cf. les normes journalistiques F.A.I.R pour les émissions agricoles.)
  • Étant donné que les conversations enregistrées sont rapides à produire, les auditeurs peuvent recevoir les informations plus vite.
  • Étant donné que les conversations enregistrées sont des entretiens, l’animateur peut demander au journaliste de répéter ou clarifier les informations complexes, pour les rendre plus faciles à comprendre pour les auditeurs.
  • Le format de la conversation enregistrée permet au journaliste d’être plus descriptif dans ses propos. Dans un reportage, il est possible que le journaliste décrive un champ comme étant sec et poussiéreux. Dans une conversation enregistrée, le journaliste a le temps de décrire le goût de la poussière dans sa bouche, le gravier dans ses yeux, le craquèlement des feuilles mortes quand il marche. La description de l’aspect du champ, des bruits et des sensations peut fournir une meilleure perception du décor. Cela aide les auditeurs à mieux comprendre l’histoire.
  • Les auditeurs apprennent à mieux connaître les journalistes en les écoutant raconter leur histoire dans un entretien avec l’animateur plutôt qu’à travers un reportage plus formel.
  • Dans les conversations enregistrées, les auditeurs entendent des extraits plus longs d’audios enregistrés qui n’ont peut-être pas fait l’objet d’un montage raffiné. Le fait d’entendre des gens se démener pour trouver leurs mots ou d’entendre le journaliste interagir avec la personne interviewée procure aux auditeurs une sensation de réalité plus forte, à savoir que ce qui se passe est réel. Les membres de l’auditoire apprennent à mieux connaître la personne interviewée et à mieux cerner son état émotionnel : la personne est-elle en colère, frustrée, contente ou joyeuse? Les extraits audios qui pourraient par exemple être simplement des sons provenant d’un champ permettent aux auditeurs de se faire une image de la situation.

Comment les conversations enregistrées peuvent-elles m’aider à produire de meilleures émissions?

  • Une conversation enregistrée accorde aux journalistes et aux réalisateurs la liberté de présenter clairement des histoires compliquées, des histoires englobant plusieurs points de vue, des histoires d’une certaine durée et des histoires qui nécessitent beaucoup de renseignements généraux.
  • On peut produire une conversation enregistrée plus rapidement qu’un documentaire ou un reportage et proposer un son ou une texture* différents d’une interview ordinaire.
  • Les conversations enregistrées sont flexibles. On peut les produire de différentes manières et elles peuvent être de différentes longueurs. Cela permet à l’émission d’être mieux rythmée et d’utiliser divers styles de production.
  • Cette flexibilité favorise la créativité au niveau de la structure de l’histoire, la rédaction et l’utilisation du contenu enregistré. Les conversations enregistrées peuvent englober des scènes préenregistrées, des extraits audios bruts n’ayant fait l’objet d’aucune modification, des sons et même de la musique.
  • Les conversations enregistrées ont un son « qui donne l’impression d’être en direct » même lorsqu’il s’agit d’enregistrements.
  • Les conversations enregistrées permettent aux journalistes de se faire connaître à l’antenne et de se faire des partisans parmi les auditeurs.

Par où dois-je commencer?

  1. Choisissez une histoire ou un problème qui nécessite la réalisation d’une interview ou plusieurs interviews ou un enregistrement de sons.
  2. Faites vos recherches.
  3. Enregistrez l’interview et le son.
  4. Rédigez votre idée centrale.
  5. Sélectionnez les meilleurs extraits audios (voix ou son) convenables pour l’idée centrale.
  6. Rédigez les questions de l’animateur comme un guide qui vous aidera à structurer l’histoire.
  7. Répondez aux questions verbalement, prenez note de ce que vous dites.
  8. Rédigez vos réponses en intégralité ou sous forme de points, et écrivez comment vous comptez présenter les extraits audios enregistrés.
  9. Ajustez les questions de l’animateur de sorte qu’elles soient claires et rythmées.
  10. Répétez avec l’animateur si possible, et certainement tout seul si l’animateur est indisponible. Répétez à voix haute.

Détails

1. Choisissez une histoire ou un problème qui nécessite la réalisation d’une interview ou plusieurs interviews ou un enregistrement de sons.

Ce ne sont pas toutes les histoires qui peuvent se prêter à la production d’une bonne conversation enregistrée. Certaines histoires conviennent mieux pour une interview (par exemple : une histoire personnelle ou une annonce faite par un politicien), et d’autres conviennent mieux à un documentaire. Toutefois, il existe plusieurs sortes d’histoires qui fonctionnent bien pour la conversation enregistrée. Voici des exemples d’histoires mieux adaptées pour des conversations enregistrées :

  • sujets complexes qui nécessitent des recherches et des interviews importantes, y compris les nouvelles politiques gouvernementales, par exemple : l’égalité de genre
  • sujets techniques complexes qu’une interview avec un chercheur ne suffisent pas à éclaircir
  • sujets qui suscitent des points de vue divergents (tels que l’utilisation des méthodes agricoles traditionnelles par rapport aux méthodes modernes)
  • sujets qui s’expliquent mieux à travers l’histoire d’un individu

Ce genre d’histoires nécessitent toutes plus d’une interview pour être bien narrées. En qualité de journaliste ou de narrateur, vous devrez donner l’historique et le contexte. Peut-être qu’il vous faudra expliquer des faits complexes et vous devrez devenir l’expert.

2. Faites vos recherches.

Dans le cadre d’une conversation enregistrée, vous, le journaliste, êtes un expert tout autant qu’un spécialiste des cultures interrogé sur les nouvelles variétés de manioc ou de maïs est un spécialiste ou qu’un chercheur en changement climatique est un expert. Comme c’est vous qui avez fait vos recherches et réalisé vos interviews, vous connaissez tous les faits et les détails de l’histoire que vous présenterez. Cependant, vos compétences en journalisme vous permettent de simplifier et d’expliquer le sujet d’une manière dont sont incapables le spécialiste des cultures et le chercheur en climat. Plus vous ferrez de recherches, plus complète sera votre histoire.

3. Enregistrez le(s) interviews et les sons.

Les interviews réalisées aux fins de production d’une conversation enregistrée englobent généralement deux parties. La première partie vise à trouver des faits et des détails. Il est fort probable que vous n’inclurez pas les extraits de cette partie de l’interview dans une conversation enregistrée. La deuxième partie de l’interview vise à recueillir des anecdotes, des émotions et des avis. Ce sont les extraits audios que vous utiliserez plus probablement. Ce sont des choses que vous ne pouvez pas raconter comme le fera votre invité. Par exemple : une femme qui cultive des ignames vous dira qu’elle consacre la moitié de son champ à la culture d’une nouvelle variété et l’autre moitié à la variété que sa mère cultivait. Elle vous précisera ses dates de semis, le lieu où elle se procure les semences et le nombre de fois elle doit transporter de l’eau au champ. Il s’agit tous de faits que le journaliste peut relater à l’animateur dans une conversation enregistrée. Mais lorsque la femme explique la frustration qu’elle ressent du fait qu’en tant que femme elle gagne moins qu’un agriculteur, là il s’agit d’un extrait qui fonctionnera bien dans une conversation enregistrée. Vous ne pouvez pas produire l’émotion comme elle peut le faire.

4. Rédigez votre idée centrale.

Les conversations enregistrées à l’instar de toutes les histoires que vous diffusez dans vos émissions doivent avoir une idée centrale. L’idée centrale dit : « Quelqu’un fait quelque chose pour une raison. » Elle répond aux questions : qui? quoi? et pourquoi? Une histoire focalisée est plus facile à raconter, et il est plus facile d’écouter une histoire focalisée.

5. Sélectionnez les meilleurs extraits audios (voix ou son) convenables pour l’idée centrale.

Considérez les extraits audios d’une conversation enregistrée comme des photos que vous présenteriez à un ami en lui racontant une histoire. Les photos apportent quelque chose que vos mots sont incapables de vous fournir. C’est ce que font les extraits audios d’une conversation enregistrée. Les meilleurs extraits contiendront de l’émotion. On pourrait y trouver des points de vue. Il pourrait s’agir d’anecdote ou ils pourraient être très descriptifs. Ce qui fait d’eux les bons extraits pour une conversation enregistrée, c’est qu’ils disent des choses que le journaliste ne peut pas relater aussi bien. Vous pouvez donner des faits et un contexte, et vous pouvez expliquer les choses compliquées ou techniques. Cependant, vous ne pouvez pas vous exprimer avec l’émotion des personnages de votre histoire. C’est leur propriété.

Il n’y a pas de longueur « correcte » pour un extrait audio d’une conversation enregistrée. Les extraits peuvent durer une seconde (pensez par exemple à une personne qui dit « oui! », ou à un chien qui aboie.) Sinon, ils peuvent durer une, deux ou trois minutes. Il peut s’agir de segments d’une interview. Ce pourrait être juste des sons.

6. Rédigez les questions de l’animateur comme un guide qui vous aidera à structurer l’histoire.

Avec votre idée centrale et les extraits audios que vous avez sélectionnés (vous sélectionnerez probablement plus que vous n’en utiliserez), vous pouvez rédiger une version préliminaire des questions que l’animateur vous posera. Il n’est pas nécessaire d’écrire vos réponses, mais pensez-y en rédigeant les questions.

Même si chaque histoire sera différente et aura différentes questions, une structure de base pourrait se présenter comme suit : Que s’est-il passé? Qui a été touché? Qu’ont-ils fait? Comment cela s’est-il terminé? Qu’est-ce qui s’est passé par la suite?

Les questions de l’animateur suivront généralement cet ordre.

Voici un exemple. Imaginons qu’au Malawi, une femme nommée Ruth s’est portée volontaire pour tester le maïs résistant à la sécheresse parce qu’elle peut seulement cultiver une quantité suffisante de maïs pendant cinq mois durant les années de sécheresse, ce qui n’est pas suffisant pour nourrir ses trois enfants et elle.

Une version préliminaire des questions de l’animateur pourrait ressembler à ce qui suit :

1. Ça a été une saison agricole sèche dans plusieurs localités du Malawi. Comment ont été les récoltes?
2. Vous avez dans une des régions arides et avez rencontré des agriculteurs? Qui avez-vous rencontré?
3. Jusqu’à quel point la récolte de Ruth a-t-elle été bonne?
4. Pourquoi était-ce si bon?
5. Qu’implique cela pour Ruth et sa famille?
6. Cultivera-t-elle plus de ce maïs résistant à la sécheresse l’an prochain?

Les questions peuvent être plus nombreuses, mais c’est un bon début. Avec ces questions, vous pouvez produire votre portion de la conversation enregistrée et choisir les endroits où insérer les extraits audios.

7. Répondez aux questions verbalement, prenez des notes sur ce que vous dites.

En formulant une question pour l’animateur, vous réfléchirez bien évidemment à la réponse. Comme les conversations enregistrées reposent considérablement sur les réponses du journaliste, il est important de ne pas se contenter de penser aux réponses, mais de les prononcer à voix haute. Cela vous permettra de déterminer ce que vous voulez dire et de vous habituer à narrer l’histoire, et non à la lire. Il est important de noter ce que vous dites. Cela vous aidera pour l’étape suivante.

8. Rédigez vos réponses en intégralité, ou sous forme de points, et écrivez comment vous comptez introduire les extraits audios enregistrés.

Il y a un débat autour de la meilleure façon de créer votre portion (la part du journaliste) du texte radiophonique. Certains préfèrent rédiger des phrases complètes, et s’en tenir à l’écrit dans le studio. D’autres rédigent des notes sous forme de points, et se fient à leurs talents de narrateur pour faire le lien entre les points.

Chaque approche a ses avantages et ses inconvénients.

Un texte radiophonique rédigé en intégralité signifie que vous ne vous égarerez pas, que vous n’oublierez pas d’inclure les points et que vous pouvez chronométrer la durée de la conversation enregistrée à l’avance, ce qui est une chose très importante lorsqu’on réalise une émission. Cependant, un texte écrit peut ne pas paraître naturel. On pourrait avoir l’impression que vous lisez. Si l’animateur a une autre question qu’il veut poser et que vous n’avez pas de réponse écrite, vous aurez peut-être de la difficulté à trouver rapidement une réponse.

Lorsque vous travaillez avec des notes rédigées sous forme de points, vous ne lisez pas un texte. Par conséquent, vous paraîtrez plus naturel. Vous vous rappellerez d’inclure les renseignements importants à cause des points que vous avez notés. Mais sans ce filet de protection qu’apporte le texte écrit, il est possible de faire des erreurs. En outre, ce n’est pas toujours que l’animateur, qui aura un exemplaire de vos réponses à ses questions, saura que vous avez fini de répondre.

Voici des exemples d’un texte rédigé en intégralité et d’un texte rédigé sous forme de points. Premièrement, le texte rédigé en intégralité :

QUESTION DE L’ANIMATEUR : La saison agricole a été sèche dans certaines localités du Malawi. Comment ont été les récoltes?

JOURNALISTE : Vous avez raison. La saison a été sèche. Particulièrement au sud-est. Là-bas, les gens disent avoir reçu moins de la moitié d’une pluviométrie normale. Et la récolte, comme vous pouvez l’imaginer, n’a pas du tout été très bonne. Les spécialistes des cultures du gouvernement affirment que la germination ne s’est faite qu’à 80 % comparativement à la normale, et qu'au nombre de ceux qui avaient pu pousser, près de la moitié avait flétri dans les champs non irrigués.

QUESTION DE L’ANIMATEUR : Vous avez été dans une des régions touchées par la sécheresse. Qui avez-vous rencontré?

JOURNALISTE : J’étais au sud de Blantyre et j’ai parcouru la campagne. Je me suis arrêté dans cinq différentes fermes. La personne que je veux vous présenter est une femme nommée Ruth. Alors, Ruth est agricultrice … elle cultive du maïs. Elle a trois enfants. Ils sont encore trop jeunes pour l’aider à la ferme, donc Ruth doit faire presque tout le travail seule. Je lui ai demandé de décrire sa ferme et de me dire ce que celle-ci représente pour elle. Écoutez ce qu’elle dit.

(DIFFUSEZ L’EXTRAIT AUDIO DE RUTH QUI EXPLIQUE AVEC ÉMOTION POURQUOI CETTE FERME EST SI IMPORTANTE)

Voici la version sous forme de points.

QUESTION DE L’ANIMATEUR : La saison agricole a été sèche dans certaines localités du Malawi. Comment ont été les récoltes?

JOURNALISTE :
- le sud-est a souffert le plus de la sécheresse – avec moins de la moitié d’une pluviométrie normale
- mauvaise germination
- ce qui a effectivement poussé – la moitié a brûlé

QUESTION DE L’ANIMATEUR : Vous avez été dans une des régions touchées par la sécheresse pour rencontrer des agriculteurs. Qui avez-vous rencontré?

JOURNALISTE :
- sud de Blantyre
- Ruth – une agricultrice – cultive du maïs – trois enfants
- Ruth doit presque tout faire seule
- Je lui ai demandé de décrire sa ferme et de me dire ce que celle-ci représente pour elle. Écoutez.

(DIFFUSEZ L’EXTRAIT AUDIO DE RUTH QUI EXPLIQUE AVEC ÉMOTION POURQUOI CETTE FERME EST SI IMPORTANTE)

Si vous maîtrisez votre histoire et que vous vous êtes exercé en la répétant à haute voix, vous pourrez compléter les parties les plus descriptives en vous entretenant avec l’animateur.

Vous observerez que lorsque le journaliste introduit l’extrait audio, il nous démontre clairement que nous allons entendre Ruth, et que ce sera elle qui décrira sa ferme et expliquera ce que celle-ci représente pour elle. En présentant la situation si clairement, vous préparez les auditeurs à un changement. En effet, vous les informez de la suite.

9. Ajustez les questions de l’animateur de sorte qu’elles soient claires et rythmées.

Il est temps de peaufiner votre travail. Peut-être que vous pensez que la conversation pourrait couler plus naturellement si l’animateur avait ajouté une autre question, ou lançait un commentaire comme nous le faisons tous pendant une conversation.

Voici ce à quoi cela pourrait ressembler. Les questions ou les commentaires supplémentaires sont en gras.

QUESTION DE L’ANIMATEUR : La saison agricole a été sèche dans certaines localités du Malawi. Comment ont été les récoltes?

JOURNALISTE : Vous avez raison. La saison a été sèche. Particulièrement au sud-est. Les gens là-bas disent avoir reçu moins de la moitié d’une pluviométrie normale.

QUESTION DE L’ANIMATEUR : Vraiment? Juste la moitié?

JOURNALISTE : Si. La moitié. Et la récolte, comme vous pouvez l’imaginer, n’a pas du tout été très bonne. Les spécialistes agricoles du gouvernement affirment que la germination ne s’est faite qu’à 80 % comparativement à la normale, et qu'au nombre de ceux qui avaient pu pousser, presque la moitié avait fané dans les champs non irrigués.

QUESTION DE L’ANIMATEUR : Vous avez été dans une des régions arides pour rencontrer des agriculteurs. Qui avez-vous rencontré?

JOURNALISTE : J’étais au sud de Blantyre et j’ai parcouru la campagne. Je me suis arrêté dans cinq différentes fermes. La personne que j’aimerais vous présenter est une femme nommée Ruth.

QUESTION DE L’ANIMATEUR : Parlez-moi d’elle.

JOURNALISTE : Certainement. Ruth est une agricultrice. Elle cultive du maïs. Elle a trois enfants. Ils sont encore trop jeunes pour l’aider à la ferme. Par conséquent, Ruth doit faire presque tout le travail seule. Je lui ai demandé de me décrire sa ferme et ce que celle-ci représente pour elle. Écoutez.

(DIFFUSEZ L’EXTRAIT AUDIO DE RUTH QUI EXPLIQUE AVEC ÉMOTION POURQUOI CETTE FERME EST SI IMPORTANTE)

QUESTION DE L’ANIMATEUR : Vous pouvez déceler dans sa voix à quel point sa ferme est importante pour elle, n’est-ce pas?

JOURNALISTE : Absolument. Ça appartient à sa famille depuis des générations.

10. Répétez avec l’animateur si possible, et certainement tout seul si l’animateur est indisponible. Répétez à voix haute.

Que votre texte radiophonique soit rédigé sous forme d’un texte intégral ou de points, vous devez pratiquer pour paraître naturel. Vous devez passer beaucoup de temps pour préparer cette conversation enregistrée. Mais ce que vous dites et la façon dont vous le dites sont tout ce que l’auditoire entend. Si vous ne le faites pas bien, alors vos auditeurs seront les perdants. Alors, pratiquez, pratiquez et pratiquez!

Autres points relatifs aux conversations enregistrées

Quand vous êtes sur le terrain, prenez le temps d’enregistrer les sons naturels de votre environnement. Cela vous aidera à narrer l’histoire. S’il y a une sécheresse, enregistrez des pas sur l’herbe sèche qui craque. S’il pleut, enregistrez les gouttes qui s’écrasent contre une fenêtre ou qui tombent dans une flaque. Vous pouvez utiliser ces sons pour décrire le décor de l’histoire. Parfois, les sons valent mieux que les mots. Ils donnent à l’auditoire une image visuelle qui leur permet de comprendre l’histoire.

Voici comment cela pourrait se présenter dans le texte d’une conversation enregistrée.

ANIMATEUR : Si j’ai bien compris, vous étiez dans la partie de la région la plus touchée par la sécheresse. À quoi cela ressemblait-il?

JOURNALISTE : Je pourrai vous le décrire, mais je crois que ceci vous donnera une meilleure idée. Écoutez cet enregistrement que j’ai effectué hier.

(Bruit de pas parcourant un champ de plantes fanées)

JOURNALISTE : C’est le bruit des plants de maïs que vous entendez, ou ce qu’il en reste.

ANIMATEUR : J’entends le craquement. Je peux presque sentir la poussière. Quelle est l’ampleur de la situation?

Définitions

Texture de l’émission : La texture est ce que l’émission évoque. Si les informations sont transmises par une seule voix, l’émission paraîtra monotone et les auditeurs pourraient la juger inintéressante. L’utilisation de différents styles de production tels que les interviews, les reportages et les conversations enregistrées fournit une variété de sons qui rendent l’écoute plus agréable.

Remerciements

Rédaction : Dick Miller, réalisateur de radio et formateur indépendant, ancien réalisateur de documentaire à la chaîne anglaise de Radio-Canada.